C’est à l’occasion du rite de la circoncision que chez les Juifs on imposait un nom aux enfants; c'est pourquoi l’Église reprend aujourd’hui l’évangile de la fête de la Circoncision en insistant sur la finale: «On Lui donna le nom de Jésus, nom que l’Ange Lui avait donné avant qu’Il fût conçu dans le sein de Sa Mère». — Ce nom de Jésus signifie Sauveur, et il n’y a pas d’autre nom, dit saint Pierre, qui ait été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés (Ép.). C’est au nom de Jésus, dit saint Bernard, que les boiteux marchent, que les aveugles voient, que les sourds entendent. C’est la prédication du nom de Jésus qui est la lumière du monde, l’huile qui embaume, réconforte et soutient (Matines). Ce nom de Jésus, remède des âmes, «doux aux lèvres comme du miel, mélodie pour l’oreille, joie du cœur», mettons-le souvent sur nos lèvres ici-bas si nous voulons avoir la joie de voir notre nom inscrit à la suite du Sien, dans le Ciel (Postcommunion). Les premières origines de cette fête remontent au XVIe siècle, où on la célébrait dans l’Ordre de St-François. En 1721, Innocent XIII étendit cette solennité au monde entier. (Phil. 2, 10-11) Qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse, au Ciel, sur la terre et dans les enfers; et que toute langue confesse que le Seigneur Jésus-Christ est dans la gloire de Dieu le Père. — (Ps. 8, 2). Seigneur notre Dieu, que Votre nom est admirable sur toute la terre! Gloria Patri. Ô Dieu, qui en établissant Votre Fils unique Sauveur du genre humain, Lui avez fait donner le nom de Jésus, faites que, vénérant Son saint Nom sur la terre, nous puissions jouir de Sa vue dans les Cieux. Par le même Jésus-Christ, Votre Fils, notre Seigneur. Lecture des Actes des Apôtres (4, 8-12) Admirez ici la puissance et la douceur du Nom de Jésus. Ce nom adorable, dit saint Bernard, est tout à la fois une lumière, une nourriture et un remède. Il éclaire, quand on le publie; il nourrit, quand on se le rappelle; et quand on l’invoque dans la tribulation, il calme et il guérit. Chaque fois que vous rappelez à votre cœur ce nom si doux, ne vous sentez-vous pas réjoui et fortifié? Qu’y a-t-il au monde qui puisse comme lui réparer les forces affaiblies, donner de l’énergie aux vertus, faire fleurir les bonnes mœurs, éveiller les pures affections et les saintes pensées? Toute nourriture m’est fade et insipide, si elle n’est pas comme assaisonnée du Nom de Jésus. Quand vous m’écrivez, votre récit n’a pour moi nulle saveur, si je n’y lis le Nom de Jésus. Quand vous conversez, votre entretien n’a pour moi nul intérêt, si je n’y entends raisonner le Nom de Jésus. Jésus est un miel délicieux à ma bouche, une mélodie harmonieuse à mon oreille, une jubilation à mon cœur, un remède à mon âme et à tous mes sens. L’un de vous est-il triste? Que Jésus vienne en son cœur, que de là Il S’épanouisse sur ses lèvres: à l’instant le nuage de la tristesse s’enfuit, la sérénité revient. Quelqu’un est-il tombé dans le crime, court-il dans son désespoir aux filets de la mort? Qu’il se hâte d’invoquer ce nom divin: aussitôt il commence à respirer et à vivre. Ô mon âme! tu as pour toutes tes blessures un remède excellent, déposé comme en un vase précieux dans le Nom de Jésus. Jésus est un nom salutaire dont la vertu ne s’est jamais trouvée inefficace. Qu’il soit donc toujours dans nos cœurs, sur nos lèvres et dans nos mains, afin que par lui toutes nos pensées, nos paroles et nos actions soient sans cesse dirigées vers Dieu, digne de ce salut éternel, dont Il est le principe. (Abbé Janvier) (Ps. 105, 47) Sauvez-nous, Seigneur, notre Dieu, et rassemblez-nous du milieu des nations, afin que nous célébrions Votre saint nom et que nous mettions notre gloire à Vous louer. ℣. (Is. 63, 16) C’est Vous, Seigneur, qui êtes notre père et notre rédempteur, Vous dont le nom est éternel. Suite du saint Évangile selon saint Luc (2, 21). Sources: Missel quotidien et vespéral, par Dom Gaspar Lefebvre et les Bénédictins de l'Abbaye de St-André, Apostolat Liturgique, Bruges, 1951Fête du très saint Nom de Jésus - Dimanche entre la Circoncision et l'Épiphanie - ou le 2 janvier

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Épître
En ces jours-là, Pierre, rempli du Saint-Esprit, dit: «Chefs du peuple et anciens, écoutez. Puisqu’on nous met en jugement aujourd’hui pour un bienfait accordé à un infirme, en nous demandant par quoi cet homme a été sauvé, sachez bien tous, ainsi que tout le peuple d’Israël, que c’est au nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité des morts, c’est par Lui que cet homme est debout devant vous, guéri. C’est Lui qui est la pierre rejetée par vous, qui bâtissiez, et qui est devenue la pierre d’angle; il n’y a de salut en aucun autre: car aucun autre nom sous le ciel n’a été donné aux hommes, par lequel nous devions être sauvés».Réflexion sur l'Épître
Graduel
Alléluia, alléluia. ℣. (Ps. 144, 21) Ma bouche dira la louange du Seigneur, et toute chair bénira Son saint nom. Alléluia.Évangile
En ce temps-là, quand le huitième jour fut venu, où il fallait circoncire l’Enfant, on Lui donna le nom de Jésus, nom que l’Ange Lui avait donné avant qu’Il fût conçu dans le sein de Sa Mère.
Épîtres et Évangiles des dimanches et des principales Fêtes de l’année, avec des Réflexions, par M. l’abbé Pierre-Désiré Janvier, Doyen du Chapitre de l’Église métropolitaine de Tours, Maison Mame, 1938